L’enregistrement en ligne des candidats aux prochaines élections doit prendre fin le 3 septembre 2026. Selon le calendrier présenté aux partis politiques, les candidats disposeront ensuite de neuf jours, soit du 3 au 12 septembre, pour déposer physiquement leurs dossiers auprès du Conseil électoral provisoire (CEP).
Ce calendrier suscite déjà des réactions au sein de la classe politique. Plusieurs partis, notamment des formations considérées comme proches du pouvoir, contestent le délai fixé par le CEP. Parmi eux figurent Fanmi Lavalas, EDE, KAPAB et Viktwa, entre autres.
Ces partis estiment que le calendrier électoral n’est pas réaliste et dénoncent des délais qu’ils jugent trop courts pour permettre aux candidats de préparer et de déposer leurs dossiers dans de bonnes conditions.
La situation soulève également des interrogations sur la préparation de certaines formations politiques aux prochaines élections. Jusqu’ici, parmi les partis ayant réussi à atteindre le seuil de 30 000 électeurs inscrits sur la plateforme du CEP, aucun parti proche du pouvoir ne figure dans cette liste.
Paradoxalement, le calendrier contesté par ces formations avait reçu le feu vert du Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, avant sa publication. Cette situation alimente donc les critiques et les interrogations sur la position des partis au pouvoir face au processus électoral.
Alors que le pays attend depuis plusieurs années la tenue d’élections régulières, les désaccords autour du calendrier pourraient compliquer davantage le processus. Reste désormais à savoir si les partis concernés adapteront leur stratégie ou continueront à réclamer une modification du calendrier électoral.
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