Dans une note publiée le mardi 25 aout 2026, l’Institut National pour la Défense des Droits Économiques, Sociaux et Culturels (INDDESC) exprime sa profonde indignation après le drame survenu à Kenscoff. L’organisation déplore les pertes en vies humaines et présente ses pensées aux familles touchées par cette nouvelle tragédie, qui illustre une fois de plus la gravité de la crise sécuritaire en Haïti.

 

Au-delà des condamnations habituelles, l’INDDESC estime que les autorités doivent répondre à plusieurs questions sur les mesures prises pour protéger la population. L’organisation s’interroge notamment sur les dispositions de sécurité mises en place à Kenscoff et sur les raisons pour lesquelles elles n’ont pas permis d’empêcher ce drame.

 

Pour l’INDDESC, le gouvernement doit rendre des comptes à la population sur sa gestion de la sécurité nationale. L’organisation souligne que, malgré les ressources mobilisées et les nombreuses promesses de rétablissement de l’ordre, les massacres, les violences et les déplacements forcés continuent de toucher de nombreuses communautés.

 

L’organisation appelle ainsi les autorités à revoir leur stratégie sécuritaire, à renforcer la protection des citoyens et à faire preuve de davantage de transparence sur l’utilisation des ressources consacrées à la sécurité. Selon l’INDDESC, les victimes de Kenscoff ne doivent pas être réduites à de simples chiffres dans un bilan. Leur mémoire doit conduire à des réponses concrètes, à l’établissement des responsabilités et à des actions urgentes.

 

L’INDDESC estime enfin que le peuple haïtien n’a plus besoin de simples promesses. Il réclame des résultats, de la sécurité et de la justice. Pour l’organisation, la protection de la population doit désormais être placée au cœur des priorités de l’État.